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Interprétation de la carte: Synthèse.


Un système cohérent

1/ Sur la carte

La carte montre 5 formes géométriques remarquables dans ce fouillis de traits et de points:

La longueur du titre sert à repérer les groupes de 4 points rouges, à une longueur de chacune des doubles croix de la carte.
La hauteur qui les sépare est la distance qui sépare l'axe médian du point du titre. De ces deux groupes de quatre points on trace un rectangle. Sa diagonale SO-NE est le premier bras de la croix.

La composition du titre en 681 sert à repérer les 2 arcs de cercles (de 8 points voisinant 6 traits), et un point dans chacun d'eux. La droite reliant ces deux points forme le second bras de la croix.

La croix apparaît donc sur deux supports différents:
- la carte
- L'ensemble dalle + stèle quand elles sont juxtaposées comme montré précédemment à l'aide de la carte.

2/ Sur les documents de De Sède

Après leur mise à l'échelle telle que montrée ici:
La dalle se place en calant la tête de l'octopode dans la double croix inférieure. La droite reliant les deux croix de la dalle forme le premier bras de la croix de la carte.
La stèle se place en calant sa croix supérieure sur la double croix supérieure de la carte. La droite formée par les 3 A forme le second bras de la croix.
Voici la croix posée sur la carte.

La croix sur la carte

Liens avec le texte du livre

Cette recherche graphique mène donc au tracé d'une croix, heureuse surprise. Les dernières lignes d'un livre sont toujours d'une grande importance.
Voici celles du livre de Boudet:
"La croix, victorieuse du paganisme, n'a pas discontinué de régner dans le cromleck de Rennes-les-Bains, et maintient toujours, gravés dans le coeur religieux de ses habitants, les préceptes de vie donnés au monde par l'Eternelle Vérité."

Il y a quelques lignes témoignant de travaux divers, mais les traits de la croix sont en vert sur cette vue







Je n'ai pas compris comment Boudet voulait que son lecteur exploite ses données.
Mais ces données sont bien présentes dans le texte, même s'il me semble impossible d'y trouver un ordre logique.

Dans le même esprit, à la page 240, Boudet parle d'un "gué fort commode", qui se situerait près de la Ferrière.
Je me suis toujours demandé pourquoi, et j'avais rapproché ce "gué" d'un G minuscule, se prononçant comme dans le mot "gué, qui se trouverait sur la carte, et qui aurait une signification particulière.
Or regardons où se croisent les bras de la croix:

g de Artigues





C'est au milieu du "g" du mot Artigues, un autre g dur, intégré dans la syllabe "gue", qui ressemble fort à un "gué".
Et à ma connaissance il n'y a qu'une seule occurence de cette syllabe "gue" sur la carte, celle-ci.

Cela nous amène à un passage célébrissime du livre de Boudet, page 295:
"la kaïrolo des Redones était située au sud de Montferrand tout près du chemin conduisant au ruisseau de la Coume et aux Artigues"
A la page 168, il précise:
"Kaïrolo, – key, clef, – ear (ir), épi de blé, – hole, petite maison des champs.– Dans ce terrain, probablement, était construit le grenier à blé des villages celtiques. La répartition du blé était faite par la main des Druides".

Boudet attache donc une certaine importance aux Artigues, endroit de la carte ou se croisent les deux droites composant la croix.







Dimensions diagonale

Le bras foncé de la croix, la diagonale du rectangle central, mesure 12cm. L'intersection avec l'autre bras, clair, qui relie les arcs de cercle, sa fait à 8 cm d'une des extrémités et à 4 cm de l'autre. C'est ce que montre la vue de gauche.






Cette division en 2/3 et 1/3 serait bien étonnante pour un simple fait du hasard.
Et Boudet dans son texte parle de la pierre du Bazel à la page 230, dans ces termes:
"Une de ces pierres mesure plus de huit mètres de longueur, sur deux de largeur et autant de hauteur :
cette masse d'environ trente deux mètres cubes a été soulevée, inclinée dans une direction voulue,
et calée à une de ses extrémités ", fin de citation.

Dans ce passage il attire lourdement l'attention sur une pierre renversée sur le Bazel, celle qui apparaît ici à droite:

Gros plan du Bazel

Or, 8 , puis 2 et 2, donc 8 et 4, correspondent étrangement aux 8 et 4 cm qui composent la diagonale.
Et 32 cm, c'est la distance qui sépare les deux doubles croix de la carte.

Quant à ce qui doit être incliné et calé, on peut aussi bien comprendre la "pierre renversée", en fait le trait rouge, que la diagonale, bras transversal de la croix, qui est inclinée elle aussi, de 30° vers la gauche.




La ligne du 17 Janvier

Stèle et dalle

Cette locution est reprise par la plupart des chercheurs depuis la parution du Livre de Gérard De Sède.
Lui même semble bien y attacher de l'importance, mais apparemment sans en avoir compris la signification.

Je propose une interpétation toute simple:
Regardons bien l'ensemble stèle-dalle telles qu'elles apparaissent une fois posées sur la carte comme indiqué précédemment:

Et zoomons sur le centre de cette image, ci dessous à droite:


Ligne du 17 janvier

La 9e ligne de la stèle comporte les caractères suivants: "XVII JANVIER".
Caractères qui se prêtent parfaitement au tracé d'une ligne horizontale à mi-hauteur, que voici ici en rouge.

Encore par hasard, cette ligne passe exactement par l'intersection des deux bras de la croix.
Ceci a une signification bien précise: Quelqu'un qui connaît la carte, et qui voit le dessin de stèle, peut poser la stèle sur la carte comme je l'ai fait.
Et s'il sait qu'il faut tracer la ligne du 17 Janvier, il a la solution complète.
En effet il lui suffirait alors de tracer la droite des 3 A sur la stèle,
puis de tracer la ligne médiane dans "XVII JANVIER", la 9e ligne, la ligne du 17 janvier.
L'usage du dessin de la dalle serait inutile pour arriver sur le g du mot "Artigues".

Seulement voila: à l'examen du dessin de la stèle, paru en 1906, dans de compte-rendu de l'excursion de la SESA, ou dans le tiré à part, il n'existe aucun indice qui montre que la clé qui manque pour compléter la droite des 3 A est la 9e ligne, celle du 17 janvier.

Un spécialiste reconnu, jean BRUNELIN, affirme ici que Plantard et Cherisey connaissaient cette locution et son importance.
Voici la citation: "l’observation se précise sur des documents peu connus déposés à la bibliothèque nationale, l’un sous le nom de PLANTARD, les autres par DE CHERISEY...". Puisque l'examen de la seule stèle ne montre pas l'intérêt de la ligne du XVII Janvier, c'est qu'ils en avaient connaissance par une autre source.



Comme ils avaient eu connaissance du Livre de Boudet, bien peu diffusé.
Idem pour le tiré à part, publication encore plus confidentielle.
Ils avaient manifestement un dossier documentaire bien fourni, riche en détails.
Ils sont cependant passé à côté d'éléments essentiels, en particulier l'utilisation des dessins de la stèle et de la dalle, et aussi la signification de la "ligne du XVII JANVIER", alors que cette ligne est si apparente sur la stèle.
Tout s'est passé comme s'il avait manqué à ce dossier un synthèse, et ils n'ont pas réalisé le lien entre ses différentes parties.

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